La transplantation pulmonaire est la plus récente des activités de greffe d'organe. La première tentative chez l'Homme date de 1963, mais ce n'est qu'avec la découverte de la ciclosporine, au début des années 1980, que cette intervention a pu offrir aux patients une survie de qualité.
Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ont fait partie des tout premiers centres français à développer cette activité, dès le début des années 1990, sous l'impulsion du Pr Weitzenblum. À partir de 2004, portée par les services de pneumologie et de chirurgie thoracique (Pr Kessler et Pr Massard), elle prend une place majeure, consolidée par la création du pôle des pathologies thoraciques, sur le site du nouvel hôpital civil en 2008.
Ce rapprochement des équipes et l'accès à un plateau technique de pointe ont fait de Strasbourg le deuxième centre national de transplantation pulmonaire, avec 52 greffes réalisées en 2019.
Strasbourg s'est aussi distingué comme centre pionnier des technologies de perfusion d'organe. Dès 2011, l'établissement acquiert cette technique qui améliore l'accès aux greffons. En 2018, il devient le premier centre après Paris à prélever des greffons sur donneurs après arrêt circulatoire (Maastricht 3) et à évaluer les poumons sur machine de perfusion.
« À ce jour, un peu plus de 750 transplantations pulmonaires ont été réalisées à Strasbourg, reflet de l’expertise de pointe et de l’engagement quotidien des soignants des HUS », souligne Samir HENNI directeur général. En France, environ 350 greffes pulmonaires sont effectuées chaque année. L'équipe de pneumologie assure aujourd'hui le suivi de la deuxième plus grande cohorte de patients transplantés pulmonaires du pays, avec des courbes de survie parmi les meilleures au niveau national.
Pour de nombreux patients atteints d'une insuffisance respiratoire terminale, cette intervention change tout : respirer à nouveau sans aide, y compris à l'effort.
Derrière chaque greffe, il y a un donneur, une famille, et des équipes mobilisées au quotidien. Le don d'organes demeure le premier maillon de cette chaîne. En parler avec ses proches reste un geste essentiel.
